Dream Theater
Six Degrees Of Inner Turbulence
Elektra

CD - 1
1 - The Glass Prison - 13:52
2 - Blind Faith - 10:21
3 - Misunderstood - 9:32
4 - The Great Debate - 13:45
5 - Disappear - 6:45

CD - 2
Six Degrees of Inner Turbulence - 42:02
1 - Overture
2 - About to Crash
3 - War Inside My Head
4 - The Test That Stumped Them All
5 - Goodnight Kiss
6 - Solitary Shell
7 - About to Crash (Reprise)
8 - Losing Time/Grand Finale

Avant de me jeter dans un descriptif dithyrambique de cette nouveauté tant attendue, je vais faire un bref rappel pour ceux qui étaient sur Mars ces 10 dernières années. Dream Theater est le groupe qui a d'une part, provoqué un regain d'intérêt pour la chose progressive et d'autre part, influencé de manière avouable ou nom, de nombreux groupes de métal. Angra aurait-il sorti son Holy Land ? Symphony X son Divine Wings ? En 2001, Ark, Adagio ou DGM sonneraient t-il comme ça sans "eux" ? Peut-être n'existeraient-ils pas, tout simplement.
La sphère d'influence de ce groupe est énorme, et donc à ce titre, il y a obligation à chaque sortie de pondre le chef d'œuvre (Images And Words, Awake, Metropolis 2) et gare aux faiblesses (Falling Into Infinity), elles ne sont que difficilement pardonnées par les légions de fanatiques qui se pressent devant les bacs au jour, à l'heure prévue. Un groupe d'exception donc, et c'est en tant que tel que le groupe nous sort l'album d'exception…double !

Au fil de l'écoute du disque, c'est souvent la surprise, suivit de près par l'émerveillement. Cette surprise est en effet de taille à l'écoute du premier titre, monstrueusement Heavy, proche du Metallica de Master Of Puppet saupoudré parfois de néo-métal avec un son qui tient du miracle : le producteur Kevin Shirley semble avoir tiré des leçons du manque de clarté (très relatif) de Metropolis pt 2 et a trouvé la recette magique pour qu'aucune des passes d'armes du quintette ne soit ignorée des auditeurs médusés par tant de technique et de feeling. Plus globalement, le disque est d'une grande variété et ce premier CD présente du Heavy presque "méchant" (The Glass Prison et The Great Debate), des titres plus "classiques" (Blind Faith), et d'autre plus "Led Zep" (Misunderstood). Très contrasté, il se termine sur un titre mélancolique rappelant par certains aspects le Space-Dye Vest de la fin d'Awake.

Le contraste est d'autant plus saisissant lorsque débute l'intro du fameux Six degrees Of Inner Turbulence, décomposé en 8 parties dont une ouverture de plus de 6 minutes…symphoniques ! Magic Jordan Rudess s'en donne ici à cœur joie, dans un style tout de même plus proche de Yes que de Rhapsody : c'est frais et ô combien surprenant ! C'est à ce moment là que l'on comprend vraiment qu'ils sont vraiment libres de toutes limites artistiques et ne se posent plus trop de questions. La suite est une succession de grands moments : John Petrucci nous file le frisson sur son solo de About A crash, James s'énerve (tous à l'abris !) sur War Inside My Head et The Test That Stumped Them All, très Heavy ces deux là…avant de se calmer sur Goodnight Kiss, plutôt Pink Floyd dans le genre.
Haaaa…James ! Ceux qui ne t'aiment pas vont peut-être voir la lumière sur cet album et ton génie leur apparaîtra car c'est peut être ta meilleure performance avec Dream Theater et la façon dont tu exploites ton large registre et surtout ton Solitary shell m'ont vraiment fait craquer. Quelle superbe chanson acoustique tout de même ! Et ce refrain… c'est de la sorcellerie !

La production est sublime, le groupe est musicalement au top, avec une mention particulière pour Mike Portnoy et le seul défaut, si cela en est un, c'est que de part sa variété, ce disque plaira un peu à la grosse majorité des fans de Metal et de Prog dans leur ensemble, mais ne plaira énormément qu'à un nombre plus réduit : ceux qui aiment à la fois le Heavy pur jus et le Rock Prog. Pour ma part, je trouve que cet album surpasse le précédent malgré son concept fort qui, à la réflexion, a peut-être été une prison (de glace :-)) qui a empêché de groupe d'aller aussi loin qu'il ne l'aurait voulu…enfin, ils sont libres finalement :-).

Titre favori : The Glass Prison

 

Le groupe est composť de :
James Labrie : chant
John Petrucci : guitares
Mike Portnoy : batterie
Jordan Rudess : claviers
John Myung : basse

Autres albums studios :
When dream and days unite - 1989
Images and words - 1992
Awake - 1994
A change of seasons - 1995
Fall into infinity - 1997

Site officiel :
http://www.dreamtheater.net

Fan-club Français :
http://www.yourmajesty.net

 

 

 

 

 

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