Shadow Gallery
Legacy
(Magna Carta)

1 - Cliffhanger 2 - 13:05
2 - Destination Unknown - 7:01
3 - Colors - 7:02
4 - Society Of A Mind - 5:23
5 - Legacy - 5:04
6 - First Light - 34:18

Shadow Gallery était, à une époque, un peu destiné à suivre les chemins glorieux emprunter par Dream Theater et considéré, à juste titre, comme son "dauphin" avec un Hard progressif malgré tout assez différent, influencé principalement par Pink Floyd et Queensryche. Malheureusement, les moyens limités de l'éditeur américain (Magna Carta), le manque de promotion, le budget d'enregistrement réduit au strict minimum et l'absence de tournée a un peu empêché ce groupe de vraiment exploser.

Avec ce nouvel album, certains, dont moi, auraient pu penser que le groupe allait enfin bénéficier de moyens d'enregistrement dignes du potentiel de Shadow Gallery, surtout que Neil Kernon (l'avant-gardiste Rage For Order de Queensrÿche) devait se charger du mixage. Hélas, la prise en charge du mixage n'a finalement qu'une portée limitée sur le rendu final car tout l'enregistrement s'est encore effectué "à la maison" sans le regard extérieur d'un producteur. C'est donc à nouveau avec le son de guitare un peu nasillard de Brendt Allman et une batterie un peu étouffée qu'apparaissent les nouvelles chansons du groupe, même si la musique est ici plus aérée, grâce à un son plus clair.

En revanche, le principal atout du groupe demeure : le fait de savoir écrire de belles chansons. C'est vrai que le chant de Mike Baker n'est probablement le plus performant de la scène, mais ses lignes mélodiques sont superbes, de même que les notes de piano à la Jon Oliva (Savatage) mettent en valeur le talent de Chris Ingles (intro de Destination Unknown). Il faut donc de nombreuses écoutes pour s'imprégner de la magie de chacun des titres, globalement moins denses et intenses que ceux de Tyranny : mais une fois que l'album assimilé, le fait de fredonner toute la journée Colors ou Destination Unknown montre à quel point ces mélodies sont diaboliques.

La petite curiosité qui entame l'album est la nouvelle version de Cliffhanger (Carved In Stone) dont quelques éléments et le refrain ont été conservés, un peu à la manière de Home et Metropolis pt.1 de Dream Theater. Les ambiances de l'album varient de plages planantes situées quelque part entre Yes et Pink Floyd, alternées de passages instrumentaux énergiques et techniquement comparables aux travaux de Dream Theater, avec le côté mélodique des groupes de métal européens sur certaines chevauchées très "maidenesques". A la manière du Ghostship de Carved In Stone, l'album se termine par probablement un des plus longs morceaux du genre, de plus de 34 minutes : First Light, un monument peu évident à digérer mais regorgeant de séquences mémorables.

Ce disque est en quelque sorte un intermédiaire entre le métal progressif de Tyranny et le hard planant assez floydien de Carved In Stone. Encore un autre excellent album de ce groupe dont ont espère toujours, à l'image de leurs compatriotes de Kamelot, qui se donneront un jour réellement les moyens de s'imposer au top alors que leurs talents de musiciens et compositeurs sont incontestables.

Style : Hard/Rock progressif
Titre favori : Destination Unknown

A conseiller : aux amateurs de métal progressif/mélodique, voir même aux fans de néoprog.
A ranger entre : Dream Theater, Pink Floyd, Yes, Savatage, Queensrÿche.

Le groupe est composť de :
Carl Cadden-James : Basse, Choeurs, Flûte
Brendt Allman : Guitares, Choeurs
Chris Ingles : Piano, synthé
Gary Wehrkamp : Guitares, Piano, Synthé, Choeurs
Joe Nevolo : Batterie
Mike Baker : Chant

Discographie :
Shadow Gallery - 1993
Carved In Stone - 1995
Tyranny - 1998
Legacy - 2001

Site officiel :
http://www.shadowgallery.com

 

 

 

 

 

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