Blind Guardian
Interview
André Olbrich, par Léa

Blind Guardian fait parti des plus gros (et grands !) groupe de métal dans le monde. Les productions du groupe sont rares, leurs gestations longues et l'attente des fans délirantes. Une bonne occasion de faire le point avec le guitariste André Olbrich.

Léa : Vous êtes signés chez Virgin, ce qui est assez peu courant pour un groupe de Metal. Qu'est ce que cela vous apporte d'être sur un si gros label ?

André : Nous avons signé sur Virgin Allemagne, car nous devions d'abord pénétrer notre propre marché. C'est vraiment un super label. Ca fait maintenant 10 ans que nous travaillons avec eux. Ce qui est particulièrement intéressant, c'est que Virgin est implanté partout dans le monde, et nous restons sur le même label dans tous les pays. Signer sur Virgin Allemagne était la meilleur opportunité que nous ayons eue. L'équipe a vraiment toujours supporté Blind Guardian, et nous a rapidement ouvert les portes de l'internationale. Si on regarde en arrière, c'est le meilleur choix que nous ayons fait !

Léa : Vous êtes actuellement n°1 des charts en Espagne avec le single, comment expliquez vous ce succès ?

André : C'est directement lié à notre maison de disque. Nous avions de réels problèmes en France notamment, car nous n'y sommes pas allés pendant longtemps. Aujourd'hui, les choses changent, notre nouvel album s'inscrit bien dans les charts, et Virgin France fait un super boulot. Je pense qu'il y a une immense scène metal en Espagne. Je ne peux pas expliquer pourquoi nous sommes n°1… nous sommes dans le top 10 de plusieurs pays, mais n°1… c'est extraordinaire. On a tout de même renvoyé Kylie Minogue à la deuxième place ! (rires)

Léa : Vous avez pris de nouvelles orientations avec ce nouvel album, peux-tu nous en dire plus ?

André : Nous avons changé de style car nous ne voulions pas d'un deuxième Nightfall In Middle-Earth. Nous n'aurions pas pu faire mieux dans le même style. La première chose qui frappe, c'est l'orchestration . J'ai d'abord composé l'orchestration, puis rajouté les sons metal dessus, ce qui change fondamentalement la structure des morceaux. Nous avons aussi changé les sons de guitare pour combiner un style moderne et des éléments plus traditionnels de Blind Guardian. Nous aimons tester de trouver de nouvelles choses et l'innovation est l'une de nos priorités.

Léa : Une chanson d'amour figure aussi dans cet album… une première pour Blind Guardian !

André : Oui, en quelque sorte.. (rires !) C'est une chanson sur Tristan et Iseult… (rires), mais pose plutôt cette question a Hansi ! Tout ce que je sais c'est qu'il a lu le livre et que ça lui a plu !

Léa : L'enregistrement de l'album a duré plus d'un an… Pourquoi autant de temps ?

André : La production de Nightfall était un vrai désastre. Nous avions embauché quatre ingénieurs du son, mais il y avait de réels problèmes techniques, car ils ne se concertaient pas entre eux. Personne ne voulait prendre aucune responsabilité ! Cette fois ci, nous avons travaillé avec un ingénieur du son afin d'avoir une meilleure cohésion. Mais je pense que c'était aussi une erreur. La prochaine fois nous en prendrons 2 et nous gagnerons 6 mois (rires).

Léa : Tout comme Hansi avec Demons and Wizards, est ce que d'autres membres de Blind Guardian ont des projets parallèles en tête ?

André : Hansi et moi travaillons sur un projet classique depuis 6 ans maintenant. C'est très long et nous pensons le terminer d'ici un an ou deux. C'est quelque chose de très spécial ,et c'est très différent de Blind Guardian. Mais Blind Guardian reste notre priorité !

Léa : Ce projet est il en rapport avec le Seigneur des Anneaux de Tolkien ? Vous étiez fortement pressentis pour composer la bande originale du film…

André : Oui, au départ ça l'était. La musique était très parlante et nous voulions l'offrir à cette œuvre. Hélas, notre démo n'a pu être enregistrée à temps, et une autre musique a été sélectionnée pour le film.

Léa : Si vous aviez été prêts à temps, penses tu que votre musique aurait donné une autre dimension au film ?

André : Oui, car notre musique est unique. C'est un travail différent de la musique classique traditionnelle. Nous pensons avec nos esprits de metalleux. Je peux alors créer des mélodies typiques de Blind Guardian avec des instruments classiques, l'effet est très original. A mon avis, c'est ce qui collerait le mieux à Tolkien. D'un autre coté, réalisé un soundtrack entier aurait été un travail titanesque. Peut être trop pour nous… mais nous aurions aimé fournir au moins certaines parties.

Léa : Vous avez enregistré un single de 15 minutes, c'est très long ! Pensez vous le jouer en live ?

André : Au départ ce n'était pas prévu qu'il soit si long…
Chaque jour nous avions de nouvelles idées, c'est venu comme ça. Ce style nous a plu et nous avons pris beaucoup de plaisir à la composer. Hélas, nous ne pourrons pas le jouer en live car il faudrait déplacer un orchestre entier pour nous accompagner !

Léa : A l'instar de Therion par exemple…

André : (rires) oui, peut être qu'on le fera un jour, pour une occasion très spéciale.

Léa : Blind Guardian a enfin repris la route pour une tournée mondiale…

André : Oui, on est vraiment très contents de faire notre retour sur scène et de retrouver nos fans. Cet été, nous sommes têtes d'affiches pour le Wacken Open Air festival, le plus grand festival de Heavy au monde… ils attendent 80 000 personnes, tu imagines ? C'est la première fois que nous affrontons cela… nous allons donc essayer de préparer quelque chose de spécial…
Pour l'instant, nous attaquons une tournée mondiale…

Léa : Merci André, tous les fans attendent avec impatience ce tour. A bientôt sur la route ;o)



 

 

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